DEPUIS L’AUBE …

Danses pour Orchestre
Commande de l’Orchestre d’Harmonie de la Région Centres

Création par l’Orchestre d’Harmonie de la Région Centre sous la direction de Philippe Ferro

Depuis l’Aube… est une commande de l’Orchestre d’Harmonie Région Centre pour sa nouvelle saison, ainsi que la pierre angulaire de l’appel à projet participatif pour les orchestres de la région. Quoi de plus évident qu’une suite de danses pour régénérer l’envie de rencontrer, de voyager, de se dépasser et de partager à nouveau notre passion commune :
la musique ?

L’idée de l’argument est apparue rapidement en évoquant la notion de rapport au temps que la crise actuelle nous fait nécessairement redécouvrir. Le compositeur a donc imaginé une suite de tableaux proposant le déroulement d’une journée. Depuis l’Aube… propose un voyage de l’allégresse des premières lueurs du matin à la frénésie du crépuscule, et déploie une musique qui met en relief la vitalité rythmique de ces danses. A l’instar des Four Times of the Day de William Hogarth, Morning, Noon, Evening et Night, Olivier Calmel ne décrit pas ici l’histoire du parcours d’un seul individu, mais propose au contraire une vision de la vie de la cité.

Depuis l’Aube… fait alterner successivement quatre danses :
Le jour naissant est tout d’abord évoqué dans un andante qui se prolonge rapidement par un vivace avec fougue dont le thème basé sur une forlane semble résolument espiègle.
La sérénité du moment de partage, celui de la mi-journée, est proposé sous la forme d’une habanera lente et passionnée.
Le soir est un moment de passion énergique, un nuevo tango furioso.
Pour finir, la ferveur nocturne est présentée avec une transe basée sur le tâla Rupak issu des traditions de la musique hindoustani, et dont la flamme exulte jusqu’au bout de la nuit.

OHRC

I Allégresse de l’Aube

Andante, puis Vivace avec fougue

II Sérénité du Midi

Vraiment lent et avec passion

III Passion du Soir

Presto très énergique

IV Ferveur de la Nuit

Allegro con fuoco

Le développement de la pièce d’Olivier Calmel propose une lecture allégorique des cycles de la vie, et nous invite ainsi à questionner notre rapport au temps et notre inexorable besoin de partage.

‘Buvons, chers amis, buvons : le temps qui fuit nous y convie ;
Profitons de la vie Autant que nous pouvons.’

Molière – « Le Bourgeois Gentilhomme », ACTE IV, Scène première

Orchestre d'Harmonie de la Région Centre