Un personnage entre en scène, se raconte, s’invente ... Recherche d’identité, introspection, découverte de soi deviennent alors les thèmes que cette histoire simple veut explorer. Des thèmes qui prennent finalement tout leur sens lorsqu’on rapproche des obsessions « jazzistiques ».
« Sans qu'il comprenne pourquoi, un homme s'éveille blessé par le moindre bruit, le vacarme des voisins, l'agitation de ses collègues, même le pépiement de la douce Alice ... »
Comment figurer les passions humaines, l'imaginaire, la violence, les beautés de la vie ? Le dialogue, la fusion entre voix et musique ouvre, par sa simplicité, sa densité, les portes de nos imaginaires. En forme de ciné-concert, le projet Cinematics vise à utiliser toutes les ressources du récit musical pour parler à l'esprit et aux sens.
Compositeur, orchestrateur et pianiste, Olivier Calmel est un de ces musiciens prodiges avides de toutes aventures. Primés tout au long de son parcours musical et nourri plus belles collaborations des grands noms du jazz (Michel Portal, Xavier Phillips, Vincent Peirani, Pierrick Pedron, Juan Rozoff,...), Olivier Calmel impressionne par son talent et la diversité de son écriture. Compositeur pour le cinéma, le théâtre ou encore ensembles contemporains, il navigue aisément entre genres, sachant toujours imposer son style. Après le quintet Electro-couac et son album « Sha-docks », produit par YES OR NO, il propose un nouveau projet « Notes bleues », spectacle musical écrit et mise en scène par Olivier Cohen, avec le groupe CINEMATICS, composé de Tam de Villiers, Baptiste Germser, Karsten Hochapfel et Luc Isenmann. A travers le jazz et ses figures d’obsessions, le spectacle traite de manière originale et poétique le thème contemporain de l’identité, de la recherche et de la découverte de soi. Plus qu’un voyage intérieur, une véritable expérience musicale à voir scène.
« Un musicien qui a une vision artistique large » - La Vie « Olivier Calmel mêle genres et bouscule conventions musicales »- Le Parisien « Calmel combines elements of 20th century classical music and jazz fusion to create a vibrant set of fresh thematic material » - AllAboutJazz « Calmel a réussi à construire un bel univers cohérent » - Jazz magazine « Au fil des ans et à force de persévérance, Calmel a réussi à rassembler des influences éparses pour modeler une planète musicale personnelle. Arriver à cette cohérence dans l’éparpillement, c’est l’apanage des grands. » - CitizenJazz
Tam de Villiers (né en Angleterre en 1979) a commencé la musique à l’âge de 4 ans avec le violon, puis le piano quelques années plus tard. A 15 ans, il commence la guitare en prenant des cours de jazz avec le saxophoniste écossais reconnu Tommy Smith. Il continue ses études au Leeds College of Music et obtient son diplôme de Master avec mention en 2001. Il donne ensuite des cours et dirige des ateliers en tant que professeur au conservatoire de Leeds et parallèlement il tourne avec son groupe et joue dans le grand ensemble de Tommy Smith : le SNJO (Scottish National Jazz Orchestra). En 2003, Tam déménage à Paris. Il intègre le conservatoire de Montreuil sous la direction de Malo Vallois ou il reçoit la « médaille d’or à l’unanimité » après un an. Puis, il rencontre des musiciens tels que Marc Ducret, Stephane Payen, et Fabrizio Cassol qui l’influence dans son jeu et son écriture. Il a sorti son premier album « Alba Lux » de son quartet avec Karl Jannuska, David Prez et Bruno Schorp en Octobre 2008. Le CD a été chronique et a reçu d’excellentes critiques de la presse jazz (Jazzman, Jazz Magazine, Citizen Jazz, Jazzwise…). En septembre 2009, il participe avec son quartet aux Trophées du Sunside, et a reçu la récompense du 1er prix de soliste. Actuellement, il prépare la sortie de son nouvel album « MOTION UNFOLDING » (enregistré en juin 2010) avec comme invité, le chanteur David Linx. A joué et/ou a enregistré notamment avec : Tommy Smith, Marc Ducret, Stephane Payen, Matthew Bourne, Paul Brousseau, Antonin Rayon, Nikki Yeoh, Julian Arguelles, Issam Krimi, Christophe Panzani, Amy Gamlen, Olivier Sens, Yoni Zelnick, Matthieu Chazarenc, Antoine Hervé, Franck Amsallem, Thomas Savy, Sylvaine Hélary, Remi Vignolo, Olivier Calmel, Yvan Robillard, Michael Felberbaum, Remi-Jean LeBlanc, Marc Buronfosse, Isabelle Olivier, Sylvain Clavier, Remy Decormeille, Simon Tailleu, Joe Quitzke, Sebastien Jarrousse, Norma Winstone….
Après avoir passé son bac il se produit pendant deux ans partout en Europe avec le groupe Embryo. Au sein de ce groupe il rencontre de grands musiciens tel que le pianiste américain Mal Waldron, musiciens marocains Said Chraïbi el Mahmoud Gania, le compositeur et le violoniste égyptien Abdo Dagir. Après cette expérience il intègre en 2001 le conservatoire de Munich, pour étudier la guitare jazz avec Peter O'Mara, la guitare classique avec Gabriele Prediger-Mahne et Barbara Polaçek ainsi que le violoncelle avec Jan Polaçek et Katalin Rootaring. Il obtient un diplôme d'enseignant en 2005. Parallèlement il joue dans de nombreuses formations de jazz et musique du monde, entre autres dans le groupe du saxophoniste Wanja Slavin. Ensemble ils se produisent avec Kenny Wheeler et Méderic Collignon. Une bourse à la Cité des Arts lui permet de venir habiter à Paris. Il joue, arrange et compose pour plusieurs groupes de styles differents, notamment celui de la chanteuse-violiniste bulgare Djaïma, celui du guitariste brésilien Michelangelo Pagnano, le trio acoustique Morgen Naughties avec Sylvaine Hélary et Tam de Villiers, et son projet personnel Das Rote Gras (l'Herbe Rouge), un septet qui réunit des musiciens allemands et français. Il sort deux disques avec ce groupe, bien accueillis par la presse des deux côtés du Rhin. Le septet joue dans le cadre de festivals en France et en Allemagne (Jazzfest München, Festival de Bach Toulouse). Il accompagne des spectacles de danse et de thêatre, entre autre Carolyn Carlson et Alejandro Jorowski (June Events 2010).
Après un cursus classique [chez Greg Cass] à la haute école de Genève, [ conseils de Jérôme Regard], il entre dans le département jazz du CNR [de Lyon puis] de Paris afin d'y étudier avec Denis Leloup, Pierre Bertrand et Emile Spanyi... Sont but concernant le cor d'harmonie (french horn) est de contribuer à sa « démocratisation » en élargissant la palette de styles musicaux (hip hop, jazz, afrobeat, pop, rock...), mais aussi en travaillant et pratiquant l'improvisation.. Il joue aussi de la basse, au tout début dans des groupes de rock, puis dans des groupes de, jazz, salsa... . Il a notamment joué avec Christophe Monniot, F.M, Claire Diterzi, Stephane Eicher, le Grand Orchestre de Jean-Jacques Justafré, Pat Metheny, Dave Liebman, Didier Lockwood, Eric Lelanne, Médéric Collignon, Junko Moriya, Kudsi Erguner, …
Il commence la batterie à 9 ans, puis intègre la classe de percussions classiques au Conservatoire de Strasbourg en 1988 avec Jean Batigne (1er prix de Percussion en 1994), et la classe de jazz dirigée par Bernard Struber ( 1er prix Jazz en 1993). Il joue dans de nombreuse formations de jazz, de rock, classique, et participe à des créations de musique contemporaine (avec Georges Aperghis, Ahmed Essyad). En 1994 il s'installe à Paris, intègre la classe de jazz du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (1er Prix de Jazz en 1997) sous la direction de François Jeanneau. avec Hervé Sellin, Jean-François Jenny-Clark, François Théberge. Elève de Daniel Humair. Il obtient un premier prix de soliste au concours d'Avignon en 1998, et un premier prix au concours de La Défense avec le groupe Kassalit (Philippe Lemoine, Médéric Colignon, Benjamin Moussay...) en 1997. Il joue actuellement dans groupes de David Patrois Trio+2, Frédéric Favarel Jazzpop Trio, Claudio Pallaro Trio, Bertrand Lauer LowerB Trio, Five in Orbit, Michel El-Malem Group, Laurent de Wilde-Géraldine Laurent Quartet, Laurent Mignard Pocket Quartet, Anitya, Benoit Simon Trio, Florent Briqué Septet... Nombreux concerts en France, et tournées en Europe, en Afrique, en Chine. Il a accompagné de manière régulière ou occasionnelle Benjamin Moussay Trio, Géraldine Laurent TimeOut Trio, Aldo Romano (chanteur), Danilo Réa Trio, Ramon Fossati Sextet, Jacky Terrasson, Nico Morelli, Claudia Solal, Ricky Ford, Pierre Boussaguet, Bernard Struber, Peter King, François Jeanneau… Pédagogue, il enseigne la batterie jazz au Conservatoire de Strasbourg.
Diplômé du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris (2003-2006), où il eut notamment Dominique Valadié, Andrezj Seweryn,Daniel Mesguich, Michel Fau, Alain Françon, Arpard Schilling, Lukas Hemleb comme professeurs.
Il joue sous la direction de Marion Lécrivain, Clémence Weill, Jacques Kraemer, Jorge Lavelli… Sous la direction de Matthieu Roy, il a joué dans Histoire d’amour (derniers chapitres) de Jean-Luc Lagarce, L’amour conjugal d’Alberto Moravia et La conférence de Christophe Pellet.
Pour La Cie du VEILLEUR, Philippe Canales intervient auprès des élèves de Première et Terminale, option Théâtre du Lycée Jean Vallin de la Rochelle.
Philippe Canales a joué avec C. Weil Mars de Fritz Zorn ; M. Lécrivain Cher Faust, ein tragödie; M. Serra et T. Condemine Roméo et Juliette de Shakespeare ; F. Laudicina Le Tartuffe de Molière ; W. Arbache Checkpoints. A mis en scène Ubu Roi d’A.Jarry et Cyrano de Bergerac d’ E. Rostand.
Il Joue également dans Chemin du ciel de Juan Mayorga mis en scène par Jorge Lavelli et dans Journée de noces chez Cromagnons de Wadji Mouawad mis en scène par Mylène Bonnet.
Après des études de lettres modernes (Khâgne à Condorcet) une maîtrise et un Dea à l’université de Paris X (Dramaturgie à la fin du 17ème siècle), Olivier Cohen s’oriente vers l’écriture, surtout lorsqu’elle s’associe étroitement à la création musicale : « un visage » poème dramatique est ainsi conçu comme une œuvre mêlant jeu théâtral et improvisation musicale, ses quatre « variations pour comédiens et placard » mêlent jeu théâtral et compositions électro-acoustiques… « …pour quelques âmes volées », créé à Radio France, apparaît comme un monologue pour comédienne-chanteuse et orchestre une composition d’André Serre Milan ou encore « un visage » création pour voix solo, Denis Lavant, et ensemble électro-acoustique.
Depuis une quinzaine d'années, il écrit régulièrement des contes musicaux pour enfants. Plus de treize de ces textes ont été créés dans divers secteurs de la production tout public : plusieurs textes ayant obtenu l’aide à la création du ministère de la culture par exemple Chiffons de Paroles interprété plus de cinq cent fois, l’Homme à l’Orchestre – aide à la création du ministère de la culture à Paris, Nantes, Aix, région parisienne, toujours en tournée en 2005, repris en 2006 par l’ensemble orchestral de Paris... La Guerre des Voyelles et des Consonnes, créé à la maison de la musique de Nanterre par l’ensemble Tm+ sur une musique de Vincent Bouchot et repris à l’Opéra Comique en 2007 par l’eop… ou Trois sons créé par l’orchestre Pasdeloup et Jacques Gamblin au théâtre du Châtelet, notes bleues, conte jazz sur une musique de Sylvain Beuf, Edouard Ferlet, interprété par Robin Renucci. La fille au visage de pierre, récit pour voix et chœur d’enfants, créé en juin 2008 au Val Maubuée. En Octobre, Radio France a programmé Silence ! récit dit par Karin Viard sur une musique d’André Serre-Milan.
Depuis 1995, il a développé une importante collection d’enregistrements pour enfants, associant grandes voix et compositions contemporaines. Parmi ces enregistrements, l'Arbre et l'Oiseau, Don Quichotte, Le journal d’un brave Chien, Ulysse, Pinocchio, La Planète des Alphas, Robinson Crusoë, le Roman de Renart, la Guerre des voyelles et des Consonnes, l’Homme à l’Orchestre, les contes de Perrault, de Grimm ou ceux d’Andersen, ou ceux des principaux collecteurs de la période post-romantique... Textes et adaptations interprétés par entre autres, Fanny Ardant, Michel Aumont, Charles Aznavour, Didier Bourdon, Emmanuelle Devos, Claude Brasseur, Isabelle Carré, Jean Pierre Cassel, Marion Cotillard, François Cluzet, Michel Duchaussoy, Cécile de France, Marina Foïs, Catherine Frot, Nicole Garcia, Denis Lavant, Virginie Ledoyen, Thierry Lhermitte, Jean-Pierre Marielle, Philippe Noiret, Vincent Perez, Daniel Prévost, Robin Renucci, Claude Rich, Jean Rochefort, Sylvie Testud, Zabou.... Ces enregistrements ont remporté de nombreux prix dont 12 coups de cœur de l’Académie Charles Cros ainsi que son Grand Prix.
Par ailleurs, Olivier Cohen dirige avec Urszula Mikos le théâtre la Fabrique Mc11 et collabore régulièrement avec elle pour des traductions du Polonais : plusieurs œuvres de Boguslaw Schaeffer, « Kordian » de Juliusz Slowacki, « Antigone à New York » de Janusz Glowacki publié à Théâtrales, « Comédie Non Divine » de Zygmunt Krasinski…
Si l’écriture de contes ou de récits musicaux m’est rapidement apparue comme une nécessité artistique, il m’a semblé primordial de dépasser la simple présentation d’un genre musical ou d’un instrumentarium. L’intérêt du récit devait plutôt tenir à sa capacité de rendre compte de la densité et de la spécificité d’une pratique particulière, son essence.
De manière finalement assez empirique, j’ai toujours voulu décrire ce qui nous amène à créer, ce « presque rien » qui change tout dans nos vies, qu’on le nomme sensibilité, imaginaire, rêve… Dans le cas du jazz, une telle démarche s’impose d’autant plus qu’on se confronte à un genre qui ne peut se dissocier d’éléments aussi fondamentaux que l’inspiration, l’expression, l’improvisation.
Pour les Notes bleues, se sont peu à peu imposés une intrigue et un personnage des plus ordinaires. Un homme dépassé par ses émotions, se trouve soudain incapable de supporter le vacarme qui l’entoure. Sans qu’il sache pourquoi, il s’éveille un matin blessé par le moindre bruit de son ancien univers ; il doit alors abandonner son travail, ses habitudes, le petit monde auquel il était habitué jusquelà pour s’enfermer à double tour chez lui. Il comprend alors pourquoi son existence a tant changé. Malgré lui, il cherche à retrouver un sens, une force qui puissent ordonner son existence…. Recherche d’identité, introspection, découverte de soi deviennent alors les thèmes que cette histoire simple veut explorer. Des thèmes qui prennent finalement tout leur sens lorsqu’on les rapproche des obsessions « jazzistiques ».
La mise en scène d’un tel texte passe d’abord par la recherche d’une symbiose entre récit et composition. La musique ne peut seulement constituer une illustration, elle doit avoir un rôle dramatique. Elle précède le verbe et génère la narration, elle surprend, organise, permettant l’invention de la parole.. Parfois, elle joue un rôle inverse de suspension en quelque sorte, un peu comme si elle offrait son territoire onirique, devenant pensée, émotion.
Par ailleurs, la magie du récit musical tient à sa simplicité, sa crédibilité figurée. Un personnage entre en scène, se raconte, s’invente. D’une certaine manière, il n’est plus que confidences, souvenirs. Le travail scénique consistera à radicaliser cette impression en jouant de l’espace intime du club de Jazz, devenant en quelque sorte un es