Presse

ImproJazz - Novembre 2007 - Numéro 140 - OLIVIER CALMEL 'EMPREINTES'


OLIVIER CALMEL EMPREINTES - Musica Guild 

Il y a deux ans de cela, le pianiste Olivier Calmel publiait "Mafate", un premier album tout ce qu'il y a d'acceptable, en compagnie du violoniste Frédéric Eymard, du contrebassiste Jean Wellers et du batteur Karl Jannuska. Le voici donc qui récidive, entouré du même trio et de quelques invités dont l'accordéoniste Vincent Peyrani, très présent sur une bonne partie de l'enregistrement. Les "Empreintes" laissées par Olivier Calmel et ses amis sont délicates et empreignent effectivement la mémoire avec toute la douceur et la finesse d'une histoire précise racontée attentivement et sans effets de manches. Ses influences sont nettes, entre impressionnisme occidental, folklore balkanique et attirances moyen-orientales, mais l'écriture (puisque c'est bien de cela qu'il s'agit) ne s'alourdit jamais du poids de leur évidence. Olivier Calmel ne porte pas ses références en sautoir et n'affirme aucun concept préalable ni aucune prétention World vaguement néo-colonialiste. Il se contente d'écrire et d'interpréter la musique qu'il ressent au plus profond de lui-même, puis nous l'offre en toute humilité.

Sans doute est-ce la raison pour laquelle nous pouvons nous laisser prendre à ces glissements harmoniques inédits ou cette sonorité de violon acoustique à la limite du Folk, mais dont les écarts de conduite, proches du Maghreb ou teintés d'accents tziganes, garantissent la présence toujours vive de l'imaginaire et de la créativité. Les percussions également, légèrement en avance sur le temps quand, du moins, le piano ne romantise pas trop, confèrent à l'ensemble une dynamique positive fondée sur l'énergie qui, liée à l'intelligence de l'écriture, refuse toute nonchalance aux instrumentistes et préserve l'auditeur de tout risque d'ennui.

 

Pour l'improvisation, bien sûr, il vaut mieux passer son chemin. Là n'est visiblement pas le propos d'Olivier Calmel dont le clavier me semble devoir plus à Debussy qu'à Cecil Taylor, voire à Bill Evans, et à l'exception de quelques solos bien sentis, l'essentiel réside plutôt dans l'architecture des partitions et la bonne compréhension de celles-ci par les interprètes. Mais, franchement, entre le -jazz débité au kilomètre par des troupeaux de rythmiques en trio qui ressassent Monk et Powell depuis et jusqu'à la nuit des temps et la construction narrative de ces nouvelles sculptées dans la masse d'une parfaite connaissance, ciselées au millimètre et, finalement, dynamisées au carburant d'un véritable désir d'expression, mon choix, aujourd'hui du moins, ne devrait pas tarder à se fixer.
"A défaut de grives, on mange des merles" qui peuvent, parfois, réserver de bien belles surprises.

 

Joël PAGIER - ImproJazz

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